CONCLUSIONS
Tous les participants ont salué
l’opportunité de la présente conférence, félicité ceux qui ont pris
l’initiative et reconnu la pertinence du sujet traité.
Ils
ont souligné l’importance de disposer d’une information complète voire une
image complète des marchés dans le souci d’améliorer
la qualité des décisions stratégiques que les différents opérateurs
de filières agricoles auront à prendre pour la promotion de leurs activités
respectives.
A
cet effet, un échange est autant nécessaire pour les différentes catégories
d’agents de la même filière d’un même pays que pour les acteurs des pays
de la sous-région mais également entre ces derniers et leurs partenaires au développement.
La
conférence a mis
un accent particulier quant à l’implication du secteur privé auprès
des représentants des pouvoirs
publics dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information sur
les marchés agricoles aux niveaux
national sous-régional et international.
La
conférence a pris connaissance de la situation et des
perspectives des marchés agricoles de la sous-région pour la campagne
1998/1999 d’une part et d’autre part des effets de la dévaluation du franc
CFA sur les échanges sous-régionaux ainsi que des politiques et programmes
d’aide alimentaire au sahel.
Par
rapport à cette situation la conférence a noté
que :
-- la
situation de la production céréalière est équilibrée dans les pays du
sahel. Elle est de 30% supérieure à celle de l’année dernière et de 19%
à la moyenne des cinq dernières années.
En terme de bilan, les disponibilités
pour la campagne 98/99 sont évaluées à 11.071.000 tonnes contre des besoins
estimés à 10.841.900 tonnes, soit
un excédent de 2% toutes céréales confondues.
La disponibilité en riz est supérieur de 14% aux
besoins tandis que les céréales sèches représentent 99% des besoins.
Les stocks au niveau régional sont évalués pour
1998 à 472.300 tonnes, composés de stocks privés et publics qui se chiffrent
à 311.300 tonnes.
Les importations de céréales prévues pour
l’année 1999 sont estimées à 1.766.900
tonnes, soit 34 kg par habitant. La
part du riz est évaluée à 54% et celle du Blé à 36%.
Cette situation globale cache cependant des
disparités entre pays de la sous-région et entre les zones d’un même pays.
Le
développement des échanges ne s’est pas fait sur la base d’un développement
conséquent des productions mais surtout au détriment
du marché local, ce qui a entraîné une flambée des prix préjudiciable
à la sécurité alimentaire dans les pays exportateurs.
La situation de la vulnérabilité à travers les
pays suivis par le FEWS est globalement moins prononcée cette année par
rapport aux années précédentes.
-- La reconstitution des stocks pourrait absorber
une quantité importante de l’offre.
-- le manque d’information sur les stocks privés et les
importations/exportations dans les différents pays ainsi que la non
disponibilité d’information sur la situation alimentaire globale de la sous-région.
-- Le coût élevé du transport et la qualité non satisfaisante des produits
agricoles.
En conséquence, les défis ci-après sont à
relever. Il s’agit de ceux
liés :
-- au développement
substantiel des productions accompagné d’une baisse du coût de transport à
l’unité tout comme l’amélioration de la qualité des produits à
commercialiser afin de faire face aussi bien à la demande intérieure qu’a
celle de l’exportation.
-- à la nécessité d’avoir des
données sur les bilans alimentaires des pays côtiers afin de mieux apprécier
la situation alimentaire globale de
la sous-région.
-- à la capacité de réponse des pays
de la sous-région impliquant la société civile afin de faire
face à la gestion des crises et des aides alimentaires.