ALLOCUTION
DE BIENVENUE
DU PRESIDENT DE L’APCAM
A L’OUVERTURE DE LA SECONDE EDITION
DE LA CONFERENCE REGIONALE
LES PERSPECTIVES AGRICOLES DE L’AFRIQUE DE L’OUEST
Messieurs
l’Ambassadeurs des Etats Unis au Mali;
Mesdames,
Messieurs les Ministres ;
Mesdames,
Messieurs les Représentants des Agences de Coopération Bi et Multilatérale
;
Monsieur
le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali ;
Monsieur
le Représentant de l’Université d’Etat du Michigan ;
Honorables
invités ;
Mesdames,
Messieurs les participants ;
Mesdames,
Messieurs les Ministres,
Messieurs
les Ambassadeurs,
Mesdames,
Messieurs les Chefs d’Agences de Coopération,
Mesdames,
Messieurs,
Le Mali comme la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest, a engagé
au début des années 80 un processus de réformes économiques et
institutionnelles des filières agricoles dans le cadre des programmes
d’ajustement structurel. Aujourd’hui,
la libéralisation effective des prix, l’Afrique de l’Ouest, a crée un
contexte favorable à la stimulation de la production agricole et à l’intégration
des marchés agricoles nationaux au marché régional et au marché mondial.
Dans ce nouveau contexte de libéralisation et de régionalisation des échanges
agricoles, l’information de marché constitue un élément clé de toute stratégie
tendant à améliorer la compétitivité des filières agricoles et leur
positionnement sur le marché national, régional et international.
En effet, la performance des filières agricoles sur les marchés
d’exportation dépend non seulement des coûts et des prix des produits proposés,
mais aussi du degré d’information des opérateurs économiques sur les
opportunités d’échange offertes par le marché régional et international et
les politiques des Etats en matière de commerce extérieur et d’aides
alimentaires.
Ainsi l’accélération du processus d’intégration de nos économies
exige non seulement que les opérateurs privés soient informés des opportunités
d’échange entre nos pays respectifs, mais que nos Etats prennent en compte la
dimension régionale dans l’établissement de leurs bilans alimentaires qui déterminent
leurs politiques d’aides alimentaires et d’importations commerciales.
C’est pourquoi, l’établissement de bilan alimentaire régional sur
la base des excédents et des déficits alimentaires de l’ensemble des pays de
la région, constituera une étape importante vers l’harmonisation des
politiques de sécurité alimentaire de nos Etats.
Fort de cela, l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du
Mali, l’Observatoire du Marché Agricole et l’Université d’Etat du
Michigan à travers le soutien financier de l’USAID, ont initié les conférences
régionales sur les perspectives agricoles de l’Afrique de l’Ouest. Ces conférences permettent aux opérateurs économiques et
aux producteurs d’information sur les filières agricoles de se concerter,
d’échanger et de dégager ainsi un bilan alimentaire global de l’Afrique de
l’Ouest.
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs les Chefs d’Agences de Coopération,
Mesdames, Messieurs,
La première édition de la Conférence Régionale sur les Perspectives
Agricoles qui s’est tenue, à Bamako, du 7 au 8 Avril 1999 a regroupé les opérateurs
économiques et les producteurs d’information sur les filières agricoles de 8
pays de l’Afrique de l’Ouest ainsi que les ONG et les agences d’aides
alimentaires. Au cours de cette
première édition, les échanges d’information sur les bilans alimentaires
des différents pays et des aides alimentaires attendues ont permis de dégager
une perspective régionale sur les potentialités d’échanges entre pays.
Cette information a permis aux opérateurs économiques de connecter les
zones excédentaires aux zones déficitaires, assurant ainsi des débouchés
pour les producteurs et un approvisionnement à moindre coût des consommateurs.
La cérémonie qui nous réunit ce matin est une preuve de la concrétisation
des recommandations formulées lors de la première édition, à savoir la pérennisation
du système de conférences régionales sur les perspectives agricoles.
L’APCAM, restant convaincue que ces conférences constituent un
puissant instrument pour le développement des productions agricoles, et pour la
promotion des échanges au niveau de la sous-région ne ménagera aucun effort
pour la recherche des voies et moyens pour leur pérennisation.
Pour terminer, je voudrais adresser mes vifs remerciements à L’USAID,
à l’Université d’Etat de Michigan et au Centre Agro-Entreprise pour leur
assistance technique et financière conséquente qui a permis la tenue de cette
seconde édition.