ALLOCUTION DE BIENVENUE DU PRESIDENT DE L’APCAM

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 EXCELLENCE, MONSIEUR LE PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE,

 MONSIEUR LE SECRETAIRE GENERAL AU MINISTERE DU DEVELOPPEMENT RURAL ET DE L’EAU,

 MESDAMES,MESSIEURS LES REPRESENTANTS DES AGENCES DE COOPERATION BI ET MULTILATERALE,

 MONSIEUR LE REPRESENTANT DE L’USAID,

 MONSIEUR LE REPRESENTANT DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU MALI,

 MESDAMES, MESSIEURS LES REPRESENTANTS DES PAYS AFRICAINS,

 MONSIEUR LE REPRESENTANT DE L’UNIVERSITE D’ETAT DU MICHIGAN

 MESDAMES, MESSIEURS LES PARTICIPANTS,

CHERS INVITES:

 C’est un réel plaisir pour moi, de souhaiter au nom de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali, la bienvenue à tous ceux, ici présents à la cérémonie d’ouverture de la première conférence de perspective agricole de l’Afrique de l’Ouest de 1999 au Mali.

 A vous particulièrement, Monsieur le Président de l’assemblée Nationale, je voudrais au nom de l’ensemble des opérateurs des filières agricoles vous adresser nos vifs remerciements pour avoir accepté de présider les présentes assises.

Ceci témoigne, s’il en était encore besoin de l’intérêt que vous accordiez à tout ce qui concerne le monde rural et particulièrement aux ressortissants des Chambres d’Agriculture du Mali.

 Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Monsieur le Secrétaire Général au Ministère du Développement Rural et de l’Eau,

Mesdames, Messieurs les Chefs d’Agences de Coopération,

Mesdames, Messieurs,

Le Mali comme la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest, s’est engagé depuis le début des années 80 dans un processus de réformes économiques et institutionnelles des filiéres agricoles dans le cadre des programmes d’ajustement structurel. L’objectif majeur de ces réformes est de stimuler la production et les exportations agricoles à traves l’amélioration des incitations aux producteurs et l’augmentation de la productivité du secteur agricole.  Les principales mesures de réforme des filières agricoles adoptées portent sur la libéralisation des prix et de la commercialisation des produits agricoles,  le désengagement des Etats de la commercialisation et du contrôle des prix, la libéralisation des échanges extérieurs et la promotion du secteur privé.  

La libéralisation des prix, des marchés agricoles et des échanges extérieurs a crée un contexte favorable à la stimulation de la production agricole et l’intégration des marchés agricoles nationaux au marché régional et au marché mondial. Ainsi, les producteurs Africains se trouvent engagés dans un processus de mondialisation des échanges agricoles qui remet de plus en plus en cause les soutiens et les protections que les Etats ont traditionnellement apportés à l’agriculture. 

Incontestablement, les réformes des filières agricoles ont crée un nouveau contexte de concurrence accrue où la compétitivité est la seule condition pour les productions agricoles africaines de conquérir le marché régional et international et de réussir le processus de mondialisation des échanges agricoles.  Cette question de compétitivité interpelle non seulement les décideurs politiques, mais aussi les acteurs chargés de la commercialisation et les producteurs. 

Dans le nouveau contexte de libéralisation et de mondialisation des échanges agricoles, l’information de marché constitue un élément clé de toute stratégie tendant à améliorer la compétitivité des filières agricoles et leur positionnement sur le marché régional et international. En effet, la performance des filières agricoles sur les marchés d’exportation dépend non seulement des coûts et des prix des produits proposés, mais aussi du degré d’information des opérateurs économiques sur les marchés extérieurs et leurs perspectives d’évolution, les opportunités offertes par les échanges pour les différents produits ainsi que les politiques de commerce extérieur des Etats. Malheureusement, cette information n’est pas toujours disponible à tous les opérateurs économiques. C’est le cas des informations sur les bilans des campagnes agricoles et les mesures de commerce extérieur et les programmes d’aide alimentaire qui en découlent.  

Fort de cela, l’Assemblée Permanente Chambres d’Agriculture du Mali, l’Observatoire du Marché Agricole  et l’Université d’Etat du Michigan à travers le soutien financier de  l’USAID, organisent la première conférence régionale de perspectives agricoles de l’Afrique de l’Ouest. L’hypothèse de base des conférences de perspectives agricoles  est qu’aucun des acteurs n’a une image complète des évolutions possibles des marchés agricoles, mais qu’en créant un forum où tous les acteurs peuvent partager leurs connaissances, une image plus complète des évolutions possibles des marchés peut émerger.  Une conférence de perspectives agricoles élargit donc la base d’information des participants et contribue ainsi à améliorer la qualité des prises de décision.

Cette première conférence qui regroupe les opérateurs économiques et  les acteurs publics de 9 pays Africains ainsi que les représentants des agences d’aide au développement vise deux objectifs essentiels, à savoir :

 !partager l’information sur les facteurs qui influenceront l’évolution des marchés agricoles durant la présente saison de commercialisation entre les différents acteurs.

!créer un forum où un grand nombre d’acteurs et d’observateurs des marchés agricoles peuvent se rencontrer pour partager l’information sur les développements des  marchés d’une façon permanente.

!La cérémonie qui nous réunit ce matin marque le début d’un  processus de partage d’information de marché entre les différents acteurs des filières agricoles  que l’APCAM  à travers l’Observatoire du Marché Agricole et avec le soutien de ses partenaires entend pérenniser. L’APCAM reste convaincue que la pérennisation des conférences de perspectives agricoles constitue un puissant instrument pour le développement des productions agricoles de la  sous région et de promotion des échanges par l’amélioration des prises de décision à  tous les niveaux des filières agricoles.

!Pour terminer, j’adresse mes vifs remerciements à l’USAID et à l’Université d’Etat de Michigan dont l’assistance technique et financière a permis la tenue de cette  première conférence régionale de perspectives agricoles de l’Afrique de l’Ouest.

!Aussi, je voudrais lancer un appel ardent aux différents gouvernements de l’Afrique de l’Ouest pour qu’ils perçoivent les conférences de perspectives agricoles comme des instruments prioritaires de stimulation de la production agricole de la sous région  et d’intégration harmonieuse des marchés nationaux au marché régional et au marché mondial. Je voudrais formuler le voeux de voire les conférences de perspectives agricoles se pérenniser dans l’espace Ouest africain.

!Quant aux participants, je voudrais leurs engager à plus de détermination et de perspicacité pour la réalisation des objectifs de la  présente conférence.

!              Je vous remercie !

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